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La musique d'Asthénia — compositions originales

Entrer dans le monde par le son

Avant les mots, il y a l'atmosphère. Ces compositions ont été créées pour habiter le monde d'Asthénia — les Gorges de Cristal au petit matin, les plaines ouvertes entre deux batailles, les couloirs de pierre où quelque chose d'ancien se réveille. Cliquez sur une piste pour l'écouter.

Les Pistes

9 compositions originales

Poèmes du Monde

Textes nés de l'univers d'Asthénia

Le Chant des Sept Sentinelles

Au bord des gorges de cristal, Là où le vent devient métal, Sept géants veillent dans la pierre Depuis l'aube de cette terre. Leurs yeux sont clos depuis mille ans, Mais nul n'ignore leur serment : Tant que les montagnes tiendront, Le Royaume gardera son nom. Sous leurs pieds coule un feu de glace, Une lumière sans menace, Le Sho murmure dans la nuit Des vérités que nul ne fuit. Et lorsque l'ombre se réveille, Quand les anciens cauchemars s'éveillent, Les Sentinelles sans parole Dressent encore leur ombre folle. Car certaines gardes sont éternelles, Comme la pierre et les étoiles, Et certains serments dans le temps Survivent même aux océans.

Démyos, le Roi Maudit

J'étais roi. Les murailles chantaient mon nom, Les cloches portaient ma raison, Les hommes levaient les yeux vers moi Comme vers l'unique voie. Puis vint la peur. Une peur plus vaste que la mort, Plus noire que les nuits du nord, Une voix murmurée dans le vide Promettant le pouvoir sans limite. Alors je tombai. Ni vivant. Ni mort. Prisonnier d'un souffle oublié, Errant dans un labyrinthe brisé, Cherchant des âmes à dévorer Pour une vie déjà fanée. Aujourd'hui encore je marche, Sous la lune et sous les arches, Et les pierres connaissent mon nom Comme on se souvient d'un poison.

Les Fumerolles

La terre respire. Dans les plaines interdites Où les cartes deviennent mythes, Des colonnes de vapeur montent Vers un ciel que les oiseaux évitent. Le sol bouillonne. Le silence écoute. Et dans la brume jaune et noire Glissent des formes impossibles à voir. Nul ne sait ce qui vit là-bas, Près de la Source et de ses lois. Car certaines créatures anciennes Précèdent même les dieux eux-mêmes. Quand la nuit tombe sur les marais, On croit entendre respirer Quelque chose de gigantesque Sous la peau du monde.

Le Sho

Invisible aux yeux des hommes, Il coule pourtant sous leurs pas. Dans les pierres, Dans les arbres, Dans les montagnes, Dans les rois. Il est la mémoire du monde, Le souffle caché des profondeurs, Le fil qui relie les vivants Aux secrets des créateurs. Certains le craignent. D'autres le servent. Quelques-uns seulement comprennent Qu'il ne choisit ni le bien ni le mal, Mais seulement le mouvement De l'univers vers son destin.

Asthénia

Ô Asthénia, Terre de neige et de feu, De royaumes dressés vers les cieux, De forêts anciennes et de montagnes blanches, De légendes gravées dans les branches. Tes rivières portent des histoires Plus vieilles que la mémoire. Tes routes traversent des siècles Et des guerres oubliées. Chaque pierre possède un nom. Chaque vent conserve une voix. Et lorsque le voyageur s'arrête Au sommet d'un col solitaire, Il lui semble entendre encore Le murmure des anciens dieux. Alors il comprend : Les royaumes meurent. Les rois disparaissent. Les cités deviennent poussière. Mais les légendes, elles, demeurent.

La Source

Au centre du monde dort une lumière. Ni flamme. Ni étoile. Quelque chose de plus ancien. Les Dieux eux-mêmes la contemplent Avec un respect silencieux, Car elle existait déjà Avant leur premier souffle. De ses profondeurs naissent les chemins, Les destins, Les guerres, Les espoirs. Et chaque être vivant, Qu'il le sache ou non, Porte en lui une étincelle De son éclat originel. Un jour, Tous les fleuves reviennent à la mer. Et toutes les vies Reviennent à la Source.

Plonger dans l'univers